Canton de RedonCirconscriptionDélégation aux droits des femmes

Comité de suivi du Grenelle contre les Violences Conjugales

Le 3 septembre 2019, sous l’égide du Premier ministre, le gouvernement lançait le Grenelle contre les violences conjugales. 11 groupes de travail thématiques réunissant les associations, les acteurs de terrain, les familles de victimes ainsi que l’ensemble des administrations concernées étaient mises en place à cette occasion et 10 mesures d’urgence étaient annoncées.

Un an plus tard, Élisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, a réuni les représentants des 11 groupes de travail du Grenelle pour procéder à un point d’étape et évaluer l’exécution des 46 mesures retenues. Ce comité de suivi a permis de mettre en avant la mobilisation pleine et entière de l’ensemble du gouvernement en la matière.

Sur Redon, il y un an, j’ai organisé un grenelle contre les violences conjugales en milieu rural. Il m’a semblé indispensable de créer un comité de suivi de ce grenelle afin de continuer notre travail dans la lutte contre les violences conjugales.

Un an après, le jeudi 15 octobre 2020, j’ai accueilli mon collègue Guillaume Gouffier-Cha, député et rapporteur de loi visant à protéger les victimes de violences conjugales et Graziella Melchior, députée du Finistère.

  1. Nous avons visité Association AIS 35 – Antenne de Redon à la Maison Relais par Mme Estelle Bidaud Responsable secteur Logement

Depuis 1966, l’Association pour l’Insertion Sociale milite et œuvre pour :

  • réduire les inégalités sociales,
  • permettre l’accès aux mêmes droits pour tous et
  • développer le sens de la responsabilité de chacun.

L’AIS 35 est une association loi 1901 qui s’adresse à toute personne en difficultés de logement ou d’insertion. Elle permet aux personnes de reprendre une activité de travail. A partir de son projet, l’association a développé et propose différents établissements et services répartis sur l’Ille et Vilaine.

LOGEMENT – HÉBERGEMENT

L’association apporte des solutions d’hébergement et de logement sur les territoires de Rennes, Redon et Vitré :

  • CHRS (Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) – Rennes, Vitré, Redon
  • CHU (Centres d’Hébergement d’Urgence) – Rennes, Vitré
  • Hébergements d’urgence en appartement – Redon, Val d’Anast, Guichen, St Aubin d’Aubigné
  • Maisons Relais – Rennes, Vitré, Redon, Montfort sur Meu, Guichen
  • Accompagnements vers et dans le logement tels que l’ASL (Accompagnement Social Lié au Logement), la GLA (Gestion Locative Adaptée), les RPT (Rencontres Pour un Toit), le FAJ – Logement (Fonds d’Aide aux Jeunes), au sein du service Passrel qui couvre le sud du Département.

INSERTION PAR L’ACTIVITÉ ECONOMIQUE (IAE)

Les personnes en difficultés, hébergées ou non par l’association, se réentraînent au travail (AVAA) ou apprennent des métiers aux Ateliers et Chantiers d’Insertion (ACI) de l’association (AIPR) :

  • Ateliers d’Adaptation à la Vie Active – Rennes, Vitré
  • Ateliers d’Insertion du Pays Rennais – Rennes

Ces ateliers peuvent répondre aux besoins des entreprises, collectivités et associations.

SOCIO-JUDICIAIRE

L’association œuvre également en lien avec la Justice par ses Services d’Actions Sociales près des Tribunaux de Rennes et de St Malo :

  • Aide aux victimes d’infractions pénales – Partie nord du Département
  • Alternatives et aménagements de peines – Rennes, Saint Malo
  • Mesures socio-judiciaires – Rennes, Saint Malo
  • Intervenant social en commissariat et gendarmerie – Pays de St Malo
  • Justice restaurative – Rennes, Saint Malo

SANITAIRE ET MÉDICO-SOCIAL

Enfin, l’association propose une aide sanitaire et sociale aux personnes en grande précarité malades et aux personnes âgées :

  • Lits Halte Soins Santé – Rennes
  • Maison de Retraite – Vitré

2.J’ai réuni au Cinémanivel de Redon, l’ensemble des intervenants rencontrés lors du grenelle afin de faire un point d’étape sur l’exécution et la mise en place des 46 mesures annoncées par le gouvernement. En présence de Guillaume Gouffier-Cha, député et rapporteur de loi visant à protéger les victimes de violences conjugales et Graziella Melchior, députée du Finistère, le comité a été animé par :

  • Julie et Aurore, deux anciennes victimes de violences conjugales
  • Sylvain Delfau directeur de Radio Laser

En présence de :

  • M. ASTRUC Philippe, Procureur de la République

Des services de gendarmerie :

  • M. COURTAY Olivier, commandant en second de la compagnie de Redon
  • M. MELEUC Jean-François, major commandant de la Brigade de Proximité de Redon
  • Mme CAZENAVE Pauline, gendarme de Redon, référente réseau VIF
  • M. BELIN Bruno, adjudant de la brigade de Protection des Familles

Des associations :

  • Mme LEFEUVRE Nelly, SOS Victimes 35
  • Mme DA COSTA SILVA Emilie, ISG – ASFAD

D’élus :

  • Mme FOUCHET Françoise, adjointe affaires sociales à Redon
  • Mme LANSON Karène, conseillère municipale de Redon, déléguée à l’insertion et aux droits des femmes
  • Mme RENAULT Fanny, chargée de mission au département

Des médecins et professeurs :

  • M. RAMIER Benjamin, médecin urgentiste au CHI Redon-Carentoir
  • Mme TORDJMAN Sylvie, Professeur en Pédopsychiatrie, Chef du Pôle Hospitalo-Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et l’Adolescent (PHUPEA) de Rennes
  • Mme ORIOL Cécile, Pédopsychiatre
  • Mme LEMARIE Sonia, DRH CHI Redon Carentoir

Des services sociaux :

  • Mme COMBREAU Virginie, Puéricultrice PMI au CDAS de Redon
  • Mme RIVAL Nadia, assistante sociale au CDAS de Redon
  • Mme MONIMART-RACE Anne, assistante sociale au CDAS de Redon
  • M. LETROUVE, assistant sociale au CDAS de Redon

Une analyse des 46 mesures (ci-dessous) a été apportée par l’ensemble des intervenants et 10 mesures en cours de réalisation ont été reçues comme étant prioritaires :

N°5 : Étendre les horaires du 3919 et le rendre accessible, aux personnes en situation de handicap

N°12 : Créer 80 postes supplémentaires d’intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries bénéficiant d’un financement de l’État

N°13 : Instaurer un parcours renforcé de formation initiale et continue à l’accueil des femmes victimes de violences conjugales pour les policiers et les gendarmes

N°17 : Consolider et développer des structures dédiées à la prise en charge sanitaire, psychologique, sociale des femmes victimes de violences.

N°18 : Mieux accompagner la victime avec l’assistance d’un avocat

N°31 : Lancer une formation en ligne certifiante pour faire monter en compétence massivement les différents professionnels qui interviennent notamment dans les établissements et services médico-sociaux.

N°33 : Développer les espaces de rencontres, lieux neutres protégeant les mères et leurs enfants en cas de séparation.

N°34 : Promouvoir les auditions des unités d’accueil médico-judiciaires pédiatriques (UAMJP) afin de recueillir dans de bonnes conditions la parole de l’enfant.

N°41 : Renforcer les mesures de suivi de l’auteur et de prévention de la récidive à partir de pratiques déjà développées par certaines juridictions.

N°42 : Renforcer les mesures de suivi de l’auteur et de prévention de la récidive par la mise en place de 2 centres de suivi et de prise en charge des auteurs par région.

 

En complément de cette analyse, deux sujets ce sont révélés importants dans ce combat :

– Quelles mesures pour assurer un accompagnement dans l’après ? Quel avenir pour ces femmes et ces hommes qui ont réussi à s’échapper ? en termes de reconstruction mais aussi de prévention du « non-retour en arrière »

– Comment protéger au mieux tous les enfants acteurs ou victimes de violences ? Quels accompagnements psychologiques et quels soutiens pour le parent isolé avec son enfant ?

Je remercie toutes les personnes présentes et l’ensemble des acteurs qui œuvre au quotidien à la protection et à l’accompagnement des victimes de violences conjugales. Ma mobilisation et celles de mes collègues est intacte. Ensemble arrêtons les violences.

Élisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, a déclaré :

« Tous les deux jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint. Et 219 000 ont déclaré avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles en 2019. La lutte contre les violences conjugales est une priorité du Président de la République et de son gouvernement, s’inscrivant dans le cadre de la Grande cause du quinquennat. À travers le Grenelle lancé il y a un an, ce sont au total 46 mesures qui ont été engagées. Beaucoup a été fait, mais du chemin reste à parcourir. Un bilan sera dressé le 25 novembre 2020. Je réunirai également toutes les 6 semaines le comité de suivi pour établir des points d’étape sur l’état d’avancement du déploiement et de l’exécution des mesures. D’ores et déjà, face à l’urgence, le Premier ministre a annoncé hier la création de 1 000 places d’hébergement supplémentaires en 2021, en plus des 1 000 places supplémentaires déjà ouvertes en 2020. Dès ma prise de fonction, j’ai également demandé la création de 15 centres de prise en charge des auteurs de violences d’ici fin 2020 ainsi que 15 supplémentaires en 2021. Le bracelet anti-rapprochement sera également disponible dès le mois de septembre. Parce que la lutte contre les violences conjugales constitue un fléau, nous devons collectivement redoubler d’efforts pour aller plus vite et plus loin. »

Article Ouest-France :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/redon-35600/redon-violences-conjugales-il-faut-penser-a-l-apres-7017928

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