Communiqué de presse

Communiqué de presse : Démagogie, mensonge et manque de travail : les trois axes du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
2 juin 2020

Démagogie, mensonge et manque de travail :
les trois axes du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale

Gaël Le Bohec, député d’Ille-et-Vilaine :
« Demain, jeudi 4 juin, le groupe parlementaire de La France insoumise va bénéficier d’une journée entière, c’est-à-dire de trois séances parlementaires à l’Assemblée nationale, pour soumettre les textes dont il a l’initiative. Chaque groupe parlementaire, y compris de l’opposition, dispose en effet de l’opportunité, au cours de chaque session parlementaire, de faire valoir les politiques qu’il a à cœur de porter en soumettant ses propres propositions de loi.
Or, à la faveur de la crise du coronavirus, le groupe LFI a déprogrammé volontairement deux de ses textes qui devaient passer demain dans l’hémicycle : le premier sur la démocratisation de l’accès aux colonies de vacances et le deuxième sur la gratuité des cantines scolaires. Ces deux propositions de loi LFI avaient pourtant été validées à l’unanimité en commission, au delà des clivages politiques. L’adoption en hémicycle de ces deux textes, qui présentaient des avancées sociales certaines, aurait donc dû être une pure formalité.
Alors que la crise sanitaire a accentué les difficultés sociales et financières de nombreuses familles dans notre pays et que nous sommes aux prémices d’un creusement des inégalités sociales, il aurait été pertinent de permettre aux familles les plus démunies d’offrir à leurs enfants une respiration pendant les vacances et, surtout, de leur permettre de bénéficier au moins d’un repas équilibré par jour au travers d’une cantine scolaire plus accessible financièrement.
Force est de constater que le groupe LFI se moque du débat démocratique et des résultats. Seul l’affichage compte.
De fait, le 27 mai, LFI a présenté en commission des Affaires sociales une nouvelle proposition de loi visant à assurer de meilleures conditions de travail pour les agents d’entretien. Intitulée « Femmes de ménage : Encadrer la sous‑traitance, cesser la maltraitance », le texte dont l’auteur n’est autre que François Ruffin, souffre de plusieurs maux qui prouvent, une fois de plus, la démarche démagogique qui caractérise le pseudo travail du groupe LFI.
En premier lieu, le texte a été déposé à la va-vite le 12 mai pour un passage en commission seulement deux semaines plus tard, empêchant de facto les députés de travailler correctement sur le sujet. Surtout, il s’est avéré qu’aucune consultation, notamment avec les syndicats et le monde de l’entreprise, n’avait été menée par le groupe LFI. Pas étonnant que M. Ruffin, pour se défendre de son manque de travail, ait dénigré, lors de l’examen en commission, la négociation collective en affirmant de façon péremptoire : « C’est du bidon de dire que les syndicats et les patrons vont se retrouver et améliorer les choses ! » Il est vrai que, s’il avait pris soin d’auditionner les organisations syndicales qui agissent dans l’intérêt des personnels d’entretien – auditions qui ont été menées dans l’urgence par les députés LaREM – M. Ruffin aurait pu s’apercevoir par lui même que l’article 1er de son texte était inapplicable.

Deux propositions de loi retirées volontairement de l’ordre du jour pour une troisième présentée sans consultation : la démagogie et le manque de travail sont à leur paroxysme.
Enfin, le groupe LFI aura attendu que le texte de M. Ruffin soit adopté en commission pour, une nouvelle fois, décider de le retirer de l’ordre du jour 48 heures seulement avant son passage dans l’hémicycle. La raison avancée s’avère particulièrement malhonnête intellectuellement. Aux dires de M. Ruffin, interviewé face à moi-même le 27 mai sur la chaîne LCP, son texte aurait été « vidé de sa substance ». Il s’agit là d’un mensonge particulièrement grossier. En commission, ce 27 mai, sur les trois articles de son texte, le premier a été supprimé car irréalisable selon les syndicats, le deuxième a été adopté et le troisième a été voté avec plusieurs améliorations visant à favoriser le travail des agents d’entretien en horaires de jour.
Au final, la journée disponible et dédiée à la France insoumise ne sera pas utilisée dans son entièreté, paradoxe pour un groupe parlementaire qui se dit muselé dans son expression.
De telles méthodes portent profondément atteinte à notre démocratie. Le groupe LFI, manifestement, préfère verser dans le populisme en laissant miroiter aux Français qu’il se préoccupe de leur quotidien plutôt que d’être à la hauteur de ce que le travail parlementaire exige : un certain sens des responsabilités. Dommage : de tels sujets auraient mérité responsabilité, confiance et exigence. »

Retrouvez l’article Ouest-France :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/redon-35600/femmes-de-menage-le-depute-lrem-de-redon-denonce-les-methodes-grossieres-de-f-ruffin-6856953

 

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