Communiqué de pressePresseVie de la permanence

Communiqué de presse : Législatives 2022 : « Un mandat intense qui aura renforcé ma volonté d’actions locales »

« Avant les élections législatives de 2017, jamais je ne m’étais imaginé relever le défi d’une candidature à la députation et jamais je n’aurais un jour pensé devenir député. Le mouvement En Marche ! et Emmanuel Macron m’ont alors fait confiance. Je me suis alors retrouvé sur les bancs de l’hémicycle de l’Assemblée nationale avec la conscience de l’honneur qui m’était accordé et le sens du devoir.

J’ai parcouru cette XVe législature avec la volonté de faire bouger les lignes et de transformer les mentalités. Ce mandat a été passionnant, extraordinaire. Il m’a permis de mesurer l’investissement des acteurs locaux et en particulier celui des militants. Je tiens également à saluer les maires, dont le dévouement au quotidien et le sens de l’engagement forcent l’admiration. Il en va de même pour le groupe parlementaire et tous les députés avec qui j’ai eu l’honneur de travailler.

Dès le début de mon mandat, j’ai revendiqué vouloir être le VRP du territoire”. Ce sont ainsi 16 ministres, dont le 1er Edouard Philippe, et 20 députés que j’ai fait venir sur la circonscription : un volume jamais atteint auparavant. Être “le VRP du territoire” a signifié également porter au national des projets qui me tenaient à cœur et les déployer localement en restant à l’écoute des acteurs de terrain.

J’ai ainsi porté au Parlement la volonté d’instaurer une tarification progressive dans les cantines scolaires pour permettre aux enfants des familles les plus pauvres de bénéficier au moins d’un repas chaud et équilibré par jour. Ce travail a conduit le Gouvernement à instaurer nationalement le dispositif dit “cantine à 1 €”, qui permet aux communes rurales de moins de 10 000 habitants de s’engager, sur la base du volontariat, dans une politique sociale pour les familles. Aujourd’hui, une dizaine de communes de ma circonscription se sont engagées sur cette voie et je tiens à les en remercier chaleureusement.

De même, alors que le Ségur de la Santé préconisait un maillage territorial des services publics de santé, j’ai attaché une grande importance à ce que cette politique trouve sa traduction concrète dans la circonscription avec la validation de la construction d’un nouvel hôpital à Redon.

Enfin, dans la suite de la politique nationale des “1 000 premiers jours” engagée par le Gouvernement en faveur des enfants, a été créée une Unité d’Accueil Pédiatriques Enfants en Danger (UAPED) à Redon. Il s’agissait ici de répondre à une logique d’équilibre territorial en proposant une offre de soins en milieu rural, au même titre que dans les zones urbaines. Les services publics de proximité sont une nécessité et je suis heureux que les enfants victimes de violences de la circonscription de Redon, qui devaient jusqu’alors être véhiculés jusqu’à Rennes pour être entendus, puissent désormais être pris en charge sur place.

De manière générale, j’ai siégé durant les cinq années de mon mandat au sein de la commission de l’Éducation avec la volonté de placer l’enfant au cœur de mes réflexions.

À l’été 2020, j’ai ainsi lancé une grande consultation nationale qui a recueilli 22 264 réponses d’acteurs du monde enseignant (professeurs, directeurs d’écoles, représentants syndicaux…). Fort des constats dégagés par cette enquête, en décembre 2020, j’ai porté l’idée de déployer un Grenelle  local de l’éducation” afin de mener un dialogue avec les enseignants, les associations de parents d’élèves et le milieu associatif. L’objectif était double : d’une part, alimenter le ministère de l’Éducation nationale en idées novatrices et véritablement ancrées dans le quotidien des personnels de l’Éducation et, d’autre part, avec l’idée que “des maîtres heureux, ce sont des élèves heureux”.

Comment améliorer notre système scolaire ? Comment mieux faire réussir nos enfants ? Comment leur donner du plaisir à apprendre ? Depuis des décennies, nous passons notre temps à réformer le système éducatif français, au grand dam des enfants – et des enseignants – qui doivent chaque année s’adapter aux nouvelles réformes. Et si nous décidions enfin de nous attaquer aux causes plutôt qu’aux conséquences ? Avec ces réflexions et beaucoup d’idées, j’ai donc publié un livre qui soumet 70 propositions pour l’épanouissement des élèves à l’école et dont le titre traduit l’objectif constant qui habite chaque réforme : “Et si l’enfant était au cœur ?”.

Enfin, durant les cinq années de mon mandat, j’ai souhaité placer mon action au service de l’égalité entre les femmes et les hommes. Je suis d’ailleurs très fier d’avoir appartenu à la première majorité parlementaire paritaire de la Ve République et d’avoir été élu vice-président de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes de l’Assemblée nationale.

Au sein de la Délégation, j’ai impulsé l’idée d’organiser, partout en France et en particulier à Redon, un “Grenelle local contre les violences conjugales”. L’idée était de permettre le dialogue entre victimes, monde judiciaire, associations, soignants, élus, et représentants des forces de police et de gendarmerie. Un an plus tard, une synthèse des travaux a été présentée au Gouvernement à l’Assemblée nationale.

Mon travail à la Délégation m’a par ailleurs conduit à rédiger, avec une collègue de l’opposition, un rapport sur la lutte contre les stéréotypes de genre. Ensemble, nous avons mis 21 recommandations sur la table (Rapport d’information déposé par la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes sur les stéréotypes de genre (M. Gaël Le Bohec et Mme Karine Lebon) (assemblee-nationale.fr). La parité est en effet une question transpartisane car il s’agit d’un sujet central si l’on veut résoudre de manière durable les questions des violences faites aux femmes, ou encore des inégalités professionnelles et économiques entre les femmes et les hommes.

Pour aller au bout de la logique de la parité, il m’a semblé essentiel de porter ce sujet jusqu’à la fin de mon mandat et, en conséquence, d’effectuer un seul et unique mandat qui prendra fin au soir des élections législatives de juin prochain. En cohérence avec mes engagements et mes actions durant ces cinq dernières années à l’Assemblée nationale, je souhaite que la personne qui portera les valeurs de la Majorité présidentielle sur la quatrième circonscription d’Ille-et-Vilaine soit une femme.

La conviction d’un nécessaire renouvellement du monde politique afin de favoriser l’éclosion de nouveaux talents me conduit à soutenir un nouveau visage pour cette fonction de député, dans la continuité de mon mandat unique. La respiration politique se doit d’être permanente et régulière pour permettre une plus grande confrontation d’idées et de parcours, et pour faire des différences et des expériences variées une richesse démocratique. Le pouvoir, cela se partage. Cela est d’autant plus vrai que chaque citoyen, au cours de sa vie, serait statistiquement en mesure d’occuper un mandat électif, que ce soit au Parlement, dans un conseil municipal ou au sein d’une collectivité territoriale. Notre démocratie aurait tout à gagner à ce que chacun se sente légitime à participer de façon active à la vie politique. Notre démocratie ne doit pas être le jouet d’une élite qui la manipulerait selon son bon vouloir et j’invite chacune et chacun à s’engager dans les conseils municipaux, départementaux, régionaux, ou au niveau national, au Parlement.

Pour ma part, mon mandat va s’achever en juin prochain sans que mon goût pour la politique et mon engagement cessent pour autant. Je vais certes prendre le temps de profiter des miens : de mon épouse, de mes filles, de mes parents, ma famille et mes amis. Ce sont aussi eux qui m’ont porté durant ces cinq dernières années et c’est donc vers eux que mes pensées se dirigent naturellement aujourd’hui. Je n’aurai donc aucun mandat électif et, pour autant, je continuerai à m’engager activement en participant à la création et au développement de projets au service de notre pays, dans le monde associatif et de l’entreprise. Je reviens donc aux origines de la politique : dans la vie de la cité, en tant que citoyen parmi les citoyens et nourri par un mandat intense qui aura renforcé ma volonté d’actions locales. »

 

La presse en parle :

Annonce sur Radio Laser :

https://www.radiolaser.fr/Gael-Le-Bohec-depute-sur-la-4eme-circonscription-d-Ille-et-Vilaine-ne-se-represente-pas_a32742.html

Ouest-France du 3 mai 2022

https://www.ouest-france.fr/elections/legislatives/legislatives-en-ille-et-vilaine-le-depute-gael-le-bohec-n-est-pas-candidat-03f64042-caf2-11ec-918e-9d1ef5ea94df

https://www.ouest-france.fr/elections/legislatives/legislatives-en-ille-et-vilaine-pourquoi-gael-le-bohec-depute-sortant-raccroche-b320a322-cb07-11ec-918e-9d1ef5ea94df

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page