Assemblée nationale

Communiqué de Presse sur les Glyphosates

Le 7 Juin 2018

L’INTERDICTION DES GLYPHOSATES S’INSCRIRA DANS UNE VOLONTÉ D’ACTION CO-CONSTRUITE ET COLLECTIVE

Le Président de la République s’est engagé à en finir avec les glyphosates de façon cohérente et pragmatique.
Malgré le vote contre l’inscription de cette interdiction dans la loi, nous ne renonçons pas à cet engagement. J’ai cosigné la tribune des député-es LREM parue en novembre dernier dans le journal Le Monde en faveur de la sortie du glyphosate. Notre ambition reste intacte : la France n’utilisera plus le glyphosate d’ici 3 ans, sauf exception lorsqu’il n’y a pas de solution alternative.

Une inscription dans la loi n’aurait eu aucune influence. Elle n’aurait pas accéléré la recherche scientifique pour trouver des solutions alternatives. La loi ne vaut pas solde de tout compte. Pour autant, si nous voulons tenir notre objectif ambitieux mais complexe, il faut mettre les choses dans le bon ordre.

Avec le projet de loi EGALIM, nous avons adopté une feuille de route audacieuse qui va créer les conditions pour une diminution drastique de l’utilisation des pesticides en général et du glyphosate en particulier. Il s’agit d’augmenter la redevance pour pollution diffuse, de séparer les activités de conseil et de vente, ce qui va conduire les filières à se réorganiser profondément et à changer leurs pratiques. Enfin, il s’agit d’aider les agriculteurs à s’engager dans l’agriculture biologique ou moins dépendante des pesticides.

Nous ne devons pas pratiquer de sur-transposition de dispositions européennes dans la loi française : il est donc cohérent que nous n’inscrivions pas dans la loi, à ce stade, un délai de trois ans pour la fin de l’utilisation du glyphosate alors que la norme européenne a été fixée à cinq ans grâce à l’action de la France.

La France doit continuer à porter cette question au niveau européen, afin d’éviter des distorsions de concurrence que nos agriculteurs ne comprennent pas.

Le moment venu, le Gouvernement devra prendre les mesures pour sortir du glyphosate. Il faut d’abord créer les conditions de la réussite de cette transition sans déstabiliser nos filières. D’ailleurs, nous proposons la constitution d’une mission parlementaire sur cet enjeu, qui s’assurera de la progression des travaux nécessaires. Le cas échéant, si aucune avancée et évolution significative n’est établie dans les deux ans, une proposition de loi sera alors portée par le groupe LREM.

Quoi qu’il en soit, nous avons non seulement réussi à faire bouger nos partenaires européens, mais nous parviendrons à un résultat qui était inenvisageable il y a quelques mois encore.

GAËL LE BOHEC

 

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