Canton de Redon

Consultations Citoyennes sur l’Europe : thématique Education

Atelier animé par Sandrine Caroff-Urfer et Mathilde Tanguy

Question 1 – Quelles sont les améliorations considérées comme prioritaires ?
Les consultations ont permis de mettre en lumière la volonté d’un dialogue entre la France et les autres Etats membres de l’Europe pour partager les bonnes pratiques de chaque Etat et faire entrer des idées nouvelles au sein du système éducatif français. Deux priorités ont néanmoins été relevées :

  • « Soutien appuyé aux enseignants, aux formateurs, aux responsables d’établissements et aux autres membres du personnel d’éducation » avec notamment la nécessité de mettre en place une véritable gestion des Ressources Humaines à destination des professeurs des niveaux primaire et secondaire facilitant : .
  • La gestion de carrière. .
  • La possibilité d’entrer et de sortir de l’Education Nationale ou de l’enseignement plusieurs fois au cours de sa carrière. .
  • La reconnaissance des compétences acquises (qui sont plus variées que celles seules de la pédagogie ou des savoirs universitaires spécialisés). .
  • La reconnaissance par le salaire. .
  • Le renforcement au niveau européen des échanges internationaux entre professeurs dans le but de découvrir les pratiques étrangères.

L’éducation inclusive. La France est en retard par rapport à d’autres Etats européens sur l’inclusion des élèves différents, et notamment ceux atteints de handicaps invisibles (troubles sphère dys ou sphère autistique). Or, il est nécessaire que ce soit bel et bien l’école qui s’adapte à ces élèves et non l’inverse. Un débat européen pourrait être intéressant car les pratiques varient selon les Etats.

 

Question 2 – Faut-il conserver le programme ERASMUS en l’état ?
Le programme ERASMUS est une opportunité exceptionnelle pour les enseignants, apprentis et étudiants. Il est important que ce programme d’échange européen reste pour eux une possibilité. Certains aspects du programme pourraient cependant être améliorés :

  • On relève un problème d’information : les étudiants et enseignants ont très difficilement accès aux informations nécessaires pour entreprendre un tel échange. Il pourrait être intéressant de prévoir dans les universités des conférences spéciales présentant le programme, ou de mettre à la disposition de chaque étudiant des livrets de présentation du programme.
  • A mettre en lien avec ce problème d’information, on relève qu’un trop grand nombre d’employeur voit toujours une année d’étude à l’étranger comme une année de vacances. Il y a en effet un problème de mise en valeur du programme qu’il est nécessaire de corriger car une telle expérience apporte de l’autonomie, de l’ouverture d’esprit et bien d’autres choses aux étudiants qui en bénéficient.
  • On relève un problème d’unification des bourses. Au niveau national il existe une bourse dont bénéficie chacun des étudiants français partant étudier à l’étranger. Mais, les régions mettent parfois en place des bourses supplémentaires. Il serait intéressant d’unifier ces bourses afin que chacun des étudiants français, peu importe sa région d’origine, soit sur un pied d’égalité et ai les mêmes chances de pouvoir bénéficier du programme.

Dans les Zones d’Education Prioritaires, trop peu d’étudiants bénéficient du programme ERASMUS. La mise en place d’une bourse supplémentaire pourrait leur permettre d’en bénéficier plus facilement. Cela s’inscrirait dans un projet d’éducation inclusive.

Question 3 – Quelles uniformisations peuvent-être envisagées entre les Etats membres de l’Europe ?
Les niveaux scolaires dans le primaire, le secondaire et le supérieur ne sont pas alignés dans tous les Etats membres de l’Europe. Par conséquent il est difficile pour les élèves et étudiants français d’effectuer une année de leur cursus à l’étranger.
Pour rendre ces échanges plus accessibles, trois solutions ont été envisagées :

  • Uniformiser ces trois niveaux scolaires entre les différents Etats membres de l’Europe.
  • Assouplir la tolérance française aux diplômes étrangers. En effet en France, en ce moment il est très difficile, hors Erasmus, de faire reconnaitre son diplôme, ou ses UE, acquis à l’étranger.

Généraliser les programmes de type Voltaire ou Brigitte Sausey en les ouvrant à d’autres Etats que l’Allemagne. Le but étant d’éviter qu’une année d’étude réalisée à l’étranger par un élève dans le primaire ou le secondaire, résulte automatiquement en un redoublement de cette année au moment du retour de l’élève en France.

Question 4 – L’apprentissage des langues vivantes en France peut-il être amélioré ?
La France est considérée comme l’un des mauvais élèves de l’Union Européenne lorsqu’il s’agit d’éducation et notamment d’apprentissage des langues vivantes. Certains points pouvant être améliorés ont été relevé :

  • Plus l’apprentissage des langues commence tôt, plus l’élève a de chance d’obtenir un niveau courant. C’est pourquoi il pourrait être bénéfique de commencer l’exposition aux langues étrangères dès l’école maternelle et non en CP comme c’est aujourd’hui le cas.
  • En France les cours de langues ont tendance à être trop théoriques et c’est l’une des raisons pour lesquelles les élèves atteignent rarement un niveau courant. Pour y remédier il pourrait être intéressant de mettre davantage l’accent sur l’expression orale et de favoriser au maximum les échanges avec d’autres élèves étrangers. Ces échanges peuvent aussi bien être des échanges physiques, c’est-à-dire des voyages scolaires chez des correspondants, que des échanges épistolaires qui permettent également de mettre en pratique cette langue étrangère et d’intéresser d’avantage l’élève à la culture du pays.
  • Dans l’enseignement supérieur, très peu de cours de langues vivantes sont dispensés aux élèves. Pourtant, très peu d’élèves possèdent un niveau courant dans leur 1ère langue vivante à leur sortie du lycée. Il est donc nécessaire que cet enseignement se prolonge dans l’enseignement supérieur
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