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Rupture conventionnelle au sein de la fonction publique (Question écrite)

Question n°31-00109 du 29 juillet 2020 posée à la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques

Texte de la question :

Gaël Le Bohec interroge Mme la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques sur la mise en place du dispositif de rupture conventionnelle au sein de la fonction publique.

En application des I et III de l’article 72 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 portant transformation de la fonction publique, deux décret ont été adoptés et sont entrés en vigueur depuis le 1er janvier 2020.

Ainsi, le décret n° 2019-1593 prévoit les conditions et la procédure selon lesquelles l’administration et l’agent public peuvent convenir d’un commun accord de la cessation définitive des fonctions ou de la fin du contrat. Il institue, pour les fonctionnaires, une procédure expérimentale de rupture conventionnelle – pour une période de 6 ans jusqu’au 31 décembre 2025 – entraînant la radiation des cadres et la perte de la qualité de fonctionnaire, ainsi que le versement d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle. Il instaure également une procédure de rupture conventionnelle entraînant la fin du contrat pour les agents contractuels bénéficiaires d’un contrat à durée indéterminée, ainsi que le versement d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle. La rupture conventionnelle est envisageable pour les fonctionnaires, les agents contractuels à durée indéterminée (CDI) de droit public, les personnels affiliés au régime des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’État, et pour les praticiens en CDI relevant de l’article L. 6152-1 du code de la santé publique.

Par ailleurs, le décret n° 2019-1596 fixe quant à lui les règles relatives au montant plancher de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle instaurée par l’article 72 de la loi n° 2019-828 précitée et expose un montant plafond à cette indemnité. Ce plafond s’articule de la sorte : un quart de mois de rémunération brute par année d’ancienneté pour les années jusqu’à 10 ans ; deux cinquièmes de mois de rémunération brute par année d’ancienneté pour les années à partir de 10 ans et jusqu’à 15 ans ; un demi mois de rémunération brute par année d’ancienneté à partir de 15 ans et jusqu’à 20 ans ; et trois cinquièmes de mois de rémunération brute par année d’ancienneté à partir de 20 ans et jusqu’à 24 ans. Le décret n° 2019-1596 tire les conséquences de l’instauration de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle en abrogeant, à compter du 1er janvier 2020, l’indemnité de départ volontaire pour création ou reprise d’entreprise existante dans la fonction publique de l’État et la fonction publique territoriale, ainsi que l’indemnité de départ volontaire pour projet personnel existante dans la fonction publique territoriale.

Au regard des remontées du terrain dans la 4e circonscription d’Ille-et-Vilaine où il est élu, Gaël Le Bohec a constaté que la mise en œuvre des ruptures conventionnelles dans la fonction publique, et en particulier dans l’éducation nationale, semble connaître un début difficile. Il souhaite par conséquent avoir un état des lieux du dispositif à l’échelle nationale et pour l’ensemble de la fonction publique, avec un focus sur l’éducation nationale. Il souhaite notamment connaître le nombre de ruptures conventionnelles contractées au regard des objectifs fixés.

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